1/ Quelles sont les spécificités de l’UMR et du Corem ?
L’UMR est une union de mutuelles à but non lucratif. A ce titre sa gouvernance est particulière puisque son Assemblée Générale est composée de Délégués désignés par les mutuelles composant l’UNION (MGEN, MG, FMF, Mutuelles de la Fonction Publique, UNPMF, etc.). Cette Assemblée procède à l’élection des membres du Conseil d’Administration, membres qui sont chargés de définir la politique de l’organisme.
Spécificités du Corem :
Le Corem est un régime de retraite supplémentaire en points provisionné (branche 26).
Ses caractéristiques sont, de garantir, pour chaque versement d’un adhérent, un montant de rente intégrant un taux d’intérêt escompté viager (actuellement 2,75 %) et la table de mortalité en vigueur au jour du versement.
Il appartient à l’UMR de réaliser dans la durée les rendements financiers nécessaires, conséquents des garanties futures accordées à l’adhérent. Quand les rendements sont supérieurs à la garantie délivrée, la valeur du point peut être augmentée d’une partie de la différence entre le taux d’intérêt escompté et le taux de rendement réel. Le surplus de rendement est mis de côté pour compenser l’allongement de l’espérance de vie.
La différence fondamentale avec tous les autres systèmes de retraite supplémentaire est que les risques financiers et de longévité sont assurés par l’UMR et pas par l’adhérent.
En outre, le Corem est sur le plan fiscal, le seul régime qui bénéficie à la fois des caractéristiques des PERP et de la Préfon.
2/ Depuis 2004, vous proposez le Corem à des non fonctionnaires et depuis 2006 aux entreprises. Quel bilan tirez-vous de cette diversification ?
Aujourd’hui les nouveaux adhérents non fonctionnaires représentent plus de 15 %, ce qui est plutôt satisfaisant.
Les fonctionnaires, grâce à la garantie de l’emploi, sont plus en mesure d’investir dans un produit de long terme sans liquidité que les autres catégories de français. Ces derniers ont besoin de disposer d’épargne en partie liquide pour pouvoir assumer une éventuelle période de chômage.
Concernant les contrats d’entreprise (art. 83 du CGI), notre activité a réellement commencé en 2008. Elle est conforme à nos attentes (25 contrats pour 1 200 bénéficiaires) compte tenu du contexte économique général. Les contrats de retraite complémentaires représentent des charges tant pour l’employeur que pour le salarié et nécessitent une période économique favorable pour connaitre un plein développement. Reste que toutes les enquêtes de marché que nous avons fait faire confirment l’intérêt des entreprises pour envisager en cas de situation financière favorable l’implantation de tels régimes.
3/ Vous avez multiplié les partenariats de distribution. Comptez-vous encore les accroître ? Quels moyens mettez-vous à la disposition de vos partenaires ?
Les partenariats de distribution sont au cœur de la stratégie de développement de l’UMR. Actuellement, nous avons environ 500 points de vente. L’objectif est de renforcer encore les centres urbains et certaines régions mal couvertes.
Nous avons également développé avec une mutuelle sœur, la Mutuelle Retraite Européenne, une offre internet appelée Corem Direct.
Nos partenaires, outres les commissionnements liés à la production d’adhésions, bénéficient de budgets d’information marketing de matériel de commercialisation et surtout d’une formation de trois jours à Nantes pour leurs collaborateurs commerciaux entièrement prise en charge (transport et hébergement). Il est à noter que les commissions versées aux réseaux viennent en diminution de nos frais de gestion, ce qui permet à l’adhérent de n’avoir aucun surcoût. Quelles que soient les modalités de son adhésion, les frais sont limités à 3,5 % des versements.
4/ Quels sont les axes de développement de l’UMR pour 2010 étant donné que la réforme des retraites est au cœur de l’actualité de cette année ?
Les axes de développement 2010 restent identiques à ceux identifiés à sa création : la réponse, par une offre non lucrative, transparente, et financièrement attractive, à un besoin de compléter ses revenus à la retraite. Compte tenu des montants minimum de cotisation (20 €/mois ou 150 €/an) nous nous adressons à une population ayant une capacité d’épargne relativement limitée et peu d’appétit au risque. Les personnes avec revenus élevés, une bonne culture financière et la pratique de placements risqués (actions, contrats en unité de compte, FCPR, etc.) perçoivent le Corem comme un outil de diversification et de sécurisation de leur épargne retraite.
Une cible particulière reste les femmes, dont les retraites sont généralement plus faibles, à emploi égal, que celles des hommes. Une autre cible est représentée par les familles recomposées. En effet, la loi prévoit le partage des pensions de réversion au prorata temporis des mariages au moment du décès du bénéficiaire des droits directs (généralement le mari décède en premier ; son épouse au moment du décès voit ainsi les revenus du foyer substantiellement décroître sans pour autant que les charges se réduisent dans les même proportions). Il est donc particulièrement judicieux pour les nombreuses familles dans cette situation d’examiner la situation à cet égard et de constituer (éventuellement sur la seule tête de la conjointe) un complément de revenu inaliénable et non partageable.



